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Jean-Luc Schnoebelen : l’homme qui voulait faire de la tour Eiffel le plus haut des arbres du monde

Végétaliser la tour Eiffel ? Un pari fou imaginé par le groupe d’ingénierie Ginger, derrière lequel on retrouve Jean-Luc Schnoebelen, géomètre et topographe de formation, mais surtout serial entrepreneur, visionnaire inspirant et inspiré.

Jean-Luc Schnoebelen : profession serial entrepreneur

Géomètre et topographe de formation, Jean-Luc Schnoebelen est passé par des postes de direction de plusieurs filiales du géant Bouygues. Expert du secteur BTP et de l’ingénierie équipements & infratrusctures. Il s’engage en parallèle dans diverses aventures entrepreuneuriales. Touche à tout, il participe ainsi à la création d’IB2 technologies, structure spécialisée dans la conception de « smart buildings », d’Edival (société spécialisée dans les Échanges de Données Informatisées) ou encore, dans un autre domaine, de “Club Dépannage” (plomberie, électricité, serrurerie) ou du « Domobus » (tableau de bord domotique pour une consommation d’énergie intelligente).

En 1996 Jean-Luc Schnoebelen pose les jalons de la structure qui deviendra en quelques années le premier groupe privé d’ingénierie d’équipements et d’infrastructures en France : Ginger group. Le groupe est racheté en 2010 par le néerlandais Grontmij donnant naissance au 4ème acteur de conseil en ingénierie en Europe, avec plus de 10 000 employés et un chiffre d’affaires de 1,1 milliard d’euros en 2009. En parallèle, Jean-Luc Schnoebelen créé et développe sa société JLS Management, société de conseil spécialisée dans le conseil stratégique et le management complexe.

Fin 2011, il laisse parler une nouvelle fois son ambition et sa créativité pour proposer, avec l’appui de Ginger group, un projet inédit de végétalisation de la Dame de fer.

Faire de la Dame de fer une Dame verte : un défi technique

Eiffel-Tower-GreenSi la végétalisation de l’architecture n’est pas vraiment une nouveauté – en témoigne la multiplication des murs et des façades végétales, à commencer par celle du musée du Quai Branly à Paris – jamais un projet si ambitieux et si techniquement complexe n’avait été proposé pour habiller la tour d’acier. Derrière cette image surréaliste – futuriste ? – d’une Tour Eiffel recouverte de lierre et de plantes vivaces, une réalité chiffrée et parlante : 600 000 plants, 72 millions d’€, une équipe d’ingénieurs de haut niveau, un manteau de 378 tonnes.

Toutefois, l’ambition de Ginger et de Jean-Luc Schnoebelen ne s’arrêtaient pas ici. En effet, cette tour végétalisée aurait également pour caractéristiques techniques – Ginger est un groupe d’ingénierie ne l’oublions pas – d’être un véritable poumon pour la capitale. En effet, le projet est de type “carbone négatif”: la tour Eiffel verte n’émettrait que 84,2 tonnes de CO2, contre 87,8 tonnes absorbées, soit un bilan carbone positif permettant aux parisiens de mieux respirer en plus de profiter d’une vue plaisante et inédite.

Un projet hautement symbolique à remettre au goût du jour ?

Mais au-delà du défi technique et de l’ambition esthétique, on retrouve une volonté de faire de cette réalisation le symbole de l’engagement de France en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique et pour la protection de l’environnement, un fleuron de l’écologie au yeux des autres nations.

Ce projet n’a finalement pas vu le jour, mais le simple fait de prévoir d’allouer des ressources à sa conception, et ce durant deux années, en dit long sur l’ambition et la vision du groupe et de son leader, Jean-Luc Schnoebelen.

La tour Eiffel est née de la même ambition visionnaire, celle d’un homme qui voulait révolutionner l’architecture à l’orée d’un nouveau siècle. Replacer la tour emblématique au coeur d’un projet fou et symbolique, à l’aube d’un nouveau millénaire, et en faire l’étendard de la voix française pour l’écologie : une idée à remettre sur la table à l’approche de la COP21 ? Jean-Luc Schnoebelen pourrait bien vous en convaincre.

 

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